2. Manuel
2.1. Introduction
blunderDB est un logiciel pour constituer des bases de données de positions de backgammon. Sa force principale est de fournir un lieu unique pour agréger les positions qu’un joueur a rencontrées (en ligne, en tournoi) et de pouvoir les réétudier en les filtrant selon divers filtres arbitrairement combinables. blunderDB peut également être utilisé pour créer des catalogues de positions de référence.
Les positions sont stockées dans une base de données représentée par un fichier .db.
2.2. Interactions principales
Les principales interactions possibles avec blunderDB sont:
ajouter une nouvelle position,
modifier une position existante,
copier l’image du board dans le presse-papier (PNG) via Ctrl+X, ou avec l’analyse complète via Ctrl+X Ctrl+X,
supprimer une position existante,
rechercher une ou plusieurs positions,
importer des matchs depuis différentes sources (XG, GNUbg, BGBlitz, Jellyfish), y compris les commentaires depuis les fichiers XG,
naviguer dans les coups d’un match importé,
organiser les positions en collections,
organiser les matchs en tournois.
L’utilisateur peut étiqueter librement les positions à l’aide de tags et les annoter via des commentaires.
2.3. Description de l’interface
L’interface de blunderDB est constituée de haut en bas par:
[en haut] la barre d’outils, qui rassemble l’ensemble des principales opérations réalisables sur la base de données,
[au milieu] la zone d’affichage principale, qui permet d’afficher ou d’éditer des positions de backgammon,
[en bas] la barre d’état, qui présente différentes informations sur la base de données ou la position courante, et intègre la ligne de commande.
Des panneaux peuvent être affichés pour:
afficher les données d’analyse associées à la position courante issues d’eXtreme Gammon (XG), GNUbg, ou BGBlitz,
afficher, ajouter ou modifier des commentaires,
rechercher et filtrer des positions selon des critères combinables,
afficher et gérer les collections de positions (panneau collections),
afficher la liste des matchs importés et naviguer dans les coups d’un match (panneau matchs),
afficher et gérer les tournois (panneau tournois),
afficher les statistiques de performance (panneau Stats),
calculer l’EPC (Effective Pip Count) d’une position de bearoff (panneau Bearoff),
étudier les positions par répétition espacée (panneau Anki),
afficher les métadonnées de la base de données (panneau métadonnées).
Des fenêtres modales peuvent s’afficher pour:
afficher l’aide de blunderDB,
afficher le catalogue des visites guidées (voir Visites guidées et base d’exemple),
paramétrer l’export de la base de données,
configurer blunderDB, notamment la langue de l’interface (voir Configuration).
La zone d’affichage principale met à disposition à l’utilisateur:
un board afin d’afficher ou d’éditer une position de backgammon,
le niveau et le propriétaire du cube,
le compte de course de chaque joueur,
le score de chaque joueur,
les dés à jouer. Si aucune valeur n’est affichée sur les dés, la position des dés indique quel joueur a le trait et que la position est une décision de cube. Lorsque la décision de cube est une réponse à un doublement (prise/passe), le videau proposé est affiché au centre du plateau, à la valeur offerte.
La barre d’état est structurée de gauche à droite par les informations suivantes:
la ligne de commande, accessible en appuyant sur la touche ESPACE,
un message d’information lié à une opération réalisée par l’utilisateur,
l’index de la position courante, suivi du nombre de positions dans la bibliothèque courante (ou les informations de coup/partie lors de la navigation dans un match).
Note
Dans le cas de positions issues d’une recherche par l’utilisateur, le nombre de positions indiqué dans la barre d’état correspond au nombre de positions filtrées.
2.4. Onglets de vues
Sous la barre d’outils, une barre d’onglets permet de travailler avec plusieurs vues en parallèle. Chaque vue est un espace de travail indépendant qui conserve sa propre liste de positions, l’index de la position courante, la position affichée, l’analyse et le coup sélectionné, le panneau actif, le commentaire en cours ainsi que le contexte de navigation dans un match. Il est ainsi possible, par exemple, de garder une recherche ouverte dans une vue tout en parcourant un match dans une autre.
Créer une vue : cliquer sur le bouton + de la barre d’onglets ou appuyer sur CTRL-T. La nouvelle vue démarre comme une copie de la vue courante.
Fermer une vue : cliquer sur la croix de l’onglet ou appuyer sur CTRL-W. La dernière vue ne peut pas être fermée.
Changer de vue : cliquer sur un onglet, appuyer sur CTRL-PageUp / CTRL-PageDown (ou MAJ-J / MAJ-K) pour passer à la vue précédente / suivante, ou CTRL-1 à CTRL-9 pour atteindre directement la n-ième vue.
Renommer une vue : double-cliquer sur l’onglet, saisir le nouveau nom et valider avec ENTREE.
Les vues sont enregistrées avec l’état de session de la base de données et restaurées à sa réouverture.
2.5. Configuration
Le bouton de configuration (icône en forme de rouage) situé dans la barre d’outils, à gauche du bouton d’aide, ouvre la fenêtre de configuration de blunderDB. Elle est organisée en quatre onglets :
Interface — langue, échelle d’affichage, position du panneau ;
Couleurs — les couleurs du plateau ;
Bearoff — la base de sortie two-sided étendue utilisée par le panneau Bearoff ;
Identité d’émetteur — la clé qui signe vos filigranes, décrite à la section Diffuser une base : origine et mot de passe.
L’onglet Interface permet de choisir la langue parmi l’anglais, le français, l’allemand, l’italien, l’espagnol, le finnois, le japonais, le grec et le russe. L’ensemble de l’interface (barre d’outils, panneaux, messages, aide) est traduit dans la langue sélectionnée. Le choix de la langue est enregistré et conservé d’une session à l’autre.
Le même onglet propose aussi le bouton Compacter la base, qui récupère
l’espace disque laissé par les suppressions (matchs, tournois, purges) : la
base de données ne rétrécit jamais toute seule quand on supprime des données,
il faut demander explicitement ce compactage. L’opération peut prendre du
temps sur une grosse base et nécessite, temporairement, environ deux fois sa
taille en espace disque libre (blunderDB refuse de démarrer plutôt que de
risquer un compactage interrompu) ; une confirmation est donc demandée avant
de lancer l’opération. Le résultat — l’espace gagné, en mégaoctets — s’affiche
ensuite dans la barre d’état. La même opération est disponible en ligne de
commande via blunderdb vacuum (voir Interface en ligne de commande (CLI)).
L’onglet Couleurs permet de personnaliser les couleurs du plateau. Chaque élément dispose de son propre sélecteur de couleur : le fond, la bordure, les flèches claires et foncées, les pions du joueur 1 et du joueur 2, les dés, les points des dés et le videau. Le bouton Réinitialiser rétablit l’ensemble des couleurs par défaut. Comme la langue, les couleurs choisies sont conservées d’une session à l’autre.
L’onglet Bearoff gère la base two-sided qui étend le domaine exact du
panneau Bearoff (voir Panneau Bearoff) au-delà de la base TS-06-06
embarquée dans l’exécutable. Il affiche le domaine actuellement actif
(TS-06-06 ou TS-06-11 une fois téléchargée) et son origine, propose de
lancer le téléchargement de la base étendue TS-06-11 avec une barre de
progression, et reprend automatiquement un téléchargement interrompu au
lieu de repartir de zéro (requêtes HTTP par plage). Une fois téléchargée, la
base peut être supprimée — une confirmation est demandée avant toute
suppression, la taille du fichier étant rappelée dans le message. L’onglet
permet aussi de pointer vers un fichier .bd two-sided externe (par exemple
une base générée soi-même) plutôt que d’utiliser le téléchargement intégré.
La fenêtre de configuration regroupe également des réglages d’affichage de l’interface. Un curseur d”échelle de l’interface permet d’agrandir ou de réduire l’ensemble des éléments, ce qui est utile sur les écrans à haute densité ou pour améliorer la lisibilité. Un menu position des panneaux détermine l’emplacement des panneaux (recherche, matchs, analyse) par rapport au plateau : en bas, sur le côté ou automatique (le côté est alors choisi sur les écrans larges afin de mieux exploiter l’espace disponible). Comme les autres réglages, ces choix sont conservés d’une session à l’autre.
2.6. Visites guidées et base d’exemple
Pour faciliter la prise en main, blunderDB propose des visites guidées de
l’interface. Le catalogue des visites s’ouvre depuis la barre d’outils ou avec
la commande tour (alias tutorial). Quatre visites sont disponibles : un
tour général de l’interface, et des visites dédiées à la recherche de positions,
à la revue des matchs et à la revue des tournois. Chaque visite met en évidence
les éléments concernés de l’interface, étape par étape, et peut être rejouée à
tout moment. Au premier démarrage, le tour général est proposé automatiquement.
La commande demo charge une base d’exemple (matchs, tournoi et analyses)
permettant de découvrir les fonctionnalités de l’outil sans importer ses propres
parties. Les visites guidées s’appuient sur cette base lorsqu’aucune base n’est
ouverte.
2.8. Édition de positions
L’appui sur la touche TAB ouvre le panneau de recherche et permet d’éditer une position sur le plateau pour l’ajouter à la base de données ou pour définir une structure de position à rechercher. La distribution des pions, du videau, du score, et du trait peuvent être modifiés à l’aide de la souris (voir Editer une position).
Astuce
Se référer à Raccourcis clavier pour les raccourcis disponibles.
2.9. La ligne de commande
La ligne de commande, intégrée dans la barre d’état, permet de réaliser l’ensemble des fonctionalités de blunderDB disponibles à l’interface graphique: opérations générales sur la base de données, navigation de position, affichage de l’analyse et/ou des commentaires, recherche de positions selon des filtres… Après une première prise en main de l’interface, il est recommandé de progressivement utiliser la ligne de commande qui permet une utilisation puissante et fluide de blunderDB, notamment pour les fonctionnalités de recherche de positions.
Pour ouvrir la ligne de commande, appuyer sur la touche ESPACE. Pour envoyer une requête et fermer la ligne de commande, appuyer sur la touche ENTREE.
blunderDB exécute les requêtes envoyées par l’utilisateur sous réserve qu’elles soient valides et modifie immédiatement l’état de la base de données le cas échéant. Il n’y a pas d’actions de sauvegarde explicite de la part de l’utilisateur.
Astuce
Se référer à la Section 4 pour la liste de commandes disponible en ligne de commande.
2.10. Panneau Analyse
Le panneau Analyse (CTRL-L) affiche les données d’analyse de la position
courante importées depuis eXtreme Gammon (XG), GNUbg ou BGBlitz. Il présente
les meilleures alternatives (coups de pions ou décisions de videau) avec leurs
valeurs d’équité et les erreurs correspondantes. La touche d bascule entre
l’analyse des coups de pions et l’analyse du cube. Lors de la navigation dans
un match, le coup effectivement joué est mis en évidence dans la liste des
alternatives. Appuyer sur CTRL-L ou exécuter la commande list pour
afficher ou masquer le panneau.
2.11. Panneau Commentaires
Le panneau Commentaires (CTRL-P) affiche, ajoute et modifie les
commentaires associés à la position courante. Les commentaires importés depuis
les fichiers XG sont automatiquement associés aux positions correspondantes.
Appuyer sur CTRL-P ou exécuter la commande comment pour afficher ou
masquer le panneau.
2.12. Panneau Recherche
Le panneau Recherche (CTRL-F ou TAB) permet de filtrer les positions selon des critères combinables librement : structure de pions, type de décision de videau, magnitude d’erreur, dates, tags, etc. La touche TAB ouvre simultanément le panneau de recherche et l’éditeur de position, permettant de définir une structure de pions à rechercher sur le plateau.
Pour affiner une recherche parmi les positions actuellement filtrées, utiliser
la commande ss suivie de filtres (ex: ss nc, ss E>40). Le panneau
de recherche propose également une case à cocher Search in current results
pour la même fonctionnalité.
Le panneau propose un contrôle explicite du type de décision recherché : Indifférent (aucun filtre), Pions (décisions de coup) ou Videau (décisions de cube). Lorsque Videau est sélectionné, une seconde liste précise le sous-type : Tous, Double / Pas de double (le joueur au trait doit décider de doubler) ou Prise / Passe (réponse à un doublement adverse). Le contrôle est synchronisé avec le plateau : modifier les dés ou le videau sur le plateau met à jour le type de décision, et inversement. En mode Prise / Passe, le videau est affiché au centre du plateau à la valeur offerte ; cette valeur reste éditable.
Le filtre Marquée retient les positions que vous avez marquées (flag) dans
le logiciel d’origine du match. Seul eXtreme Gammon produit cette information,
enregistrée coup par coup dans le fichier .xg ; blunderDB la lit à l’import
et la conserve. Une décision de videau marquée donne deux positions marquées, le
double et la prise/passe, blunderDB scindant en deux ce que le fichier source
enregistre comme une seule décision.
Note
Le marquage n’est pas rétroactif : les matchs déjà présents dans la
base ne portent pas cette information, puisqu’elle n’existe que dans les
fichiers source. Il suffit de réimporter le fichier .xg concerné —
l’import détecte le doublon et n’ajoute rien d’autre que les marques, sans
toucher aux commentaires ni aux analyses existants. Le marquage ne peut ni
être posé ni être retiré depuis blunderDB : pour une liste de travail
temporaire, utilisez plutôt une collection.
Le filtre Commentaire interroge les commentaires attachés aux positions
selon trois modes exclusifs. contient le texte recherche un ou plusieurs mots
dans le texte des commentaires (champ de saisie, mots séparés par ;, au
moins un doit correspondre) ; a un commentaire retient toute position portant
un commentaire, quel qu’en soit le contenu ; sans commentaire retient au
contraire les positions non annotées — utile, combiné à un filtre d’erreur ou de
date, pour dresser la liste de ce qu’il reste à commenter.
Note
Les commentaires importés depuis un fichier de match (XG, GNUbg) comptent comme des commentaires : blunderDB ne conserve pas leur origine et ne peut donc pas distinguer une note que vous avez saisie d’une note reprise du fichier source. Par ailleurs, les commentaires attachés à un match ou à un tournoi ne sont pas concernés : ils annotent le match ou le tournoi, non ses positions.
Le filtre Matchs & Tournois s’appuie sur un sélecteur commun (fenêtre modale) plutôt que sur la saisie d’identifiants numériques : deux listes à cocher, une pour les matchs et une pour les tournois, chacune filtrable par texte (joueur, date, événement pour les matchs ; nom, date, lieu pour les tournois), avec des boutons Tout / Aucun qui n’agissent que sur le sous-ensemble actuellement filtré. Cocher un tournoi coche automatiquement (et grise) ses matchs membres dans la liste des matchs, rendant visible le fait qu’un tournoi équivaut à l’ensemble de ses matchs.
Le panneau de recherche comporte trois onglets sur son bord gauche :
Recherche (les filtres), Historique et Enregistrés. L’onglet
Historique liste les recherches passées avec leur date et leur commande :
un clic sélectionne une recherche et affiche la position associée sur le
plateau, un double-clic la ré-exécute. Chaque entrée peut être enregistrée
dans la bibliothèque de filtres (icône signet, en donnant un nom au filtre) ou
supprimée. L’onglet Enregistrés contient la bibliothèque de filtres :
double-cliquer sur un filtre enregistré pour relancer la recherche
correspondante (voir Annexe: Utilisation avancée des filtres). La commande history (alias
hi) ouvre le panneau de recherche.
Astuce
Se référer à la Section 4 pour la liste des filtres disponibles.
2.13. Panneau Collections
Le panneau Collections (CTRL-B) permet de gérer des collections de
positions. Les collections peuvent être créées, renommées et supprimées. Des
positions peuvent y être ajoutées ou retirées (touche Suppr, confirmation
demandée). Double-cliquer sur une collection pour parcourir ses positions
avec les touches GAUCHE et DROITE. L’ordre des collections et des
positions au sein des collections peut être modifié par glisser-déposer.
Appuyer sur CTRL-B ou exécuter la commande collection pour afficher ou
masquer le panneau.
2.14. Panneau Matchs
Le panneau Matchs (CTRL-Tab) liste les matchs importés. Double-cliquer
sur un match (ou appuyer sur ENTREE) pour naviguer dans ses coups. La
commande m reprend la navigation dans le dernier match visité.
L’utilisateur peut:
parcourir les coups d’un match en utilisant les touches GAUCHE et DROITE,
passer d’une partie à l’autre à l’aide des touches PageUp et PageDown,
afficher l’analyse des coups (pions et cube) en appuyant sur CTRL-L,
basculer entre l’analyse des coups de pions et du cube avec la touche d,
voir le coup effectivement joué mis en évidence dans l’analyse.
La dernière position visitée dans chaque match est mémorisée et restaurée
automatiquement. Appuyer sur CTRL-Tab ou exécuter la commande match
pour afficher ou masquer le panneau.
Chaque match peut être exporté en transcription Jellyfish .mat via le
bouton ⬇ de la liste des matchs ou le bouton .mat de la fiche du match.
Le bouton Fusionner les joueurs de la barre d’outils du panneau ouvre une fenêtre listant tous les noms de joueurs de la base avec leur nombre de matchs : sélectionner les variantes d’orthographe d’un même joueur, choisir le nom canonique à conserver, puis fusionner. Utile pour unifier les statistiques par joueur lorsqu’un même joueur apparaît sous plusieurs noms.
Lorsqu’un match est ouvert, une barre d’informations apparaît au-dessus du plateau : elle rappelle les joueurs en présence (joueur 1 contre joueur 2) ainsi que le contexte du match (événement, lieu, ronde, date et longueur du match, lorsque ces informations sont disponibles). Cette barre s’affiche aussi en dehors du mode match : lorsqu’une position étudiée (issue d’une recherche, d’une collection ou d’un accès direct) provient d’un ou de plusieurs matchs, elle en indique la provenance — le premier match concerné et, le cas échéant, un badge « +N » listant les autres au survol. Une position importée seule, qu’aucun match ne référence, n’affiche rien.
À l’ouverture d’une base contenant des matchs, le panneau Matchs est affiché d’emblée et la revue débute directement sur la première position, afin de commencer immédiatement la navigation.
Note
Une base de données ne peut être ouverte en écriture que par une seule fenêtre à la fois. Si vous ouvrez une base déjà ouverte dans une autre fenêtre de blunderDB, elle s’ouvre en lecture seule : la navigation, la recherche et l’analyse restent possibles, mais toute modification est désactivée et la barre de titre affiche « [lecture seule] ».
Astuce
Se référer à Raccourcis clavier pour les raccourcis disponibles.
2.15. Panneau Tournois
Le panneau Tournois (CTRL-Y) permet de regrouper des matchs en tournois pour un suivi organisé et une analyse statistique par événement. Les tournois peuvent être créés, renommés et supprimés ; les matchs peuvent leur être assignés. Les statistiques du panneau Stats peuvent être filtrées par tournoi. Appuyer sur CTRL-Y pour afficher ou masquer le panneau.
La colonne PR de chaque tournoi affiche le PR du joueur de référence — c’est-à-dire le joueur présent dans le plus grand nombre de matchs du tournoi (en cas d’égalité, celui ayant pris le plus de décisions). Le PR ne mélange donc pas votre jeu avec celui de vos adversaires : pour vos propres tournois, il reflète votre performance seule. Le nom du joueur de référence apparaît en infobulle au survol de la valeur.
2.16. Panneau Stats
2.16.1. Introduction
Le panneau Stats permet d’analyser son niveau de jeu et de suivre sa progression dans le temps à partir des positions importées dans la base de données. Il calcule et affiche les indicateurs PR (Performance Rate) et MWC cost (Match Winning Chance cost) pour l’ensemble des positions ou un sous-ensemble filtré.
Le panneau Stats est particulièrement utile pour :
situer son niveau par rapport aux seuils de référence (world-class, expert, avancé…) grâce au PR global ;
suivre sa progression tournoi après tournoi ou match après match grâce aux graphiques de l’onglet Progression ;
identifier ses points faibles : onglet Erreurs pour voir la répartition entre coups joués et décisions de videau, et la distribution des magnitudes d’erreur ;
accéder directement aux positions concernées en cliquant sur n’importe quel indicateur (drill-down).
2.16.2. Ouverture du panneau
Pour ouvrir le panneau Stats :
Appuyer sur CTRL-D.
Saisir la commande
:statsou:stdans la ligne de commande.
Note
Le panneau se rafraîchit automatiquement à chaque modification du filtre. Il ne recalcule pas les statistiques lors d’un simple basculement PR ↔ MWC : les deux métriques sont calculées simultanément par le backend.
2.16.3. Barre de filtre
La barre de filtre, en haut du panneau, permet de restreindre le calcul à un sous-ensemble de positions.
2.16.3.1. Perspective joueur
La liste déroulante Joueur permet de filtrer les statistiques selon le joueur analysé. blunderDB sélectionne automatiquement le joueur dont le nom apparaît le plus souvent dans la base de données — modifiable à tout moment.
Astuce
Changer de joueur ne provoque pas de perte de données ; il suffit de re-sélectionner le joueur précédent dans la liste.
2.16.3.2. Filtres disponibles
Tournoi(s) — restriction à un ou plusieurs tournois. Plusieurs tournois peuvent être sélectionnés simultanément.
Dates — plage temporelle (De … À). Si seule la date de début est renseignée, les positions plus récentes sont incluses.
Type de décision — Tous / Coups joués / Décisions de videau.
Longueur de match — restriction à des longueurs de match précises (1, 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15, 21 points). Plusieurs longueurs peuvent être combinées.
Un bouton Reset remet tous les filtres à zéro (sauf le joueur auto-détecté).
Note
Les filtres sont persistés dans la configuration de blunderDB
(config.yaml) et sont restaurés à la prochaine ouverture.
2.16.4. Toggle PR / MWC
Le bouton PR / MWC en haut du panneau bascule la métrique affichée dans tous les onglets.
PR (Performance Rate)
Mesure la qualité de jeu money-game : somme des erreurs en millièmes de point de backgammon, divisée par le nombre de décisions. Indépendant du score de match.
Seuils de référence approximatifs :
Niveau
PR
World-class
< 3
Expert
3 – 5
Avancé
5 – 8
Intermédiaire
8 – 12
Débutant
> 12
MWC cost (Match Winning Chance cost)
Probabilité cumulée de victoire de match perdue à cause des erreurs, sur l’ensemble du jeu de données filtré. Calculé à partir de la MET Kazaross-XG2 embarquée dans blunderDB.
Prudence
Le MWC cost n’est pas applicable aux positions money-game (sans enjeu de match). Ces positions sont exclues du calcul MWC. Les valeurs MWC dépendent de la MET utilisée ; elles ne sont pas directement comparables entre logiciels utilisant des METs différentes.
Le basculement PR ↔ MWC est instantané : aucun recalcul backend n’est effectué.
2.16.5. Onglet Dashboard
L’onglet Dashboard donne une vue synthétique des indicateurs clés.
2.16.5.1. Cartes de niveau
Trois cartes affichent le PR (ou MWC) pour :
All — toutes les décisions (coups + videau) ;
Checker — coups joués seulement ;
Cube — décisions de videau seulement.
Cliquer sur une carte charge dans le panneau d’analyse les positions du sous-ensemble correspondant (drill-down).
Note
Le nombre total de décisions est affiché en bas de chaque carte au survol.
2.16.5.2. PR glissant sur N dernières décisions
Une ligne de valeurs PR (ou MWC) calculées sur les N dernières décisions (N = 5, 10, 50, 100, 250, 500, 1000) permet de mesurer la tendance récente. Les valeurs grisées correspondent à un N supérieur au nombre de décisions disponibles.
Cliquer sur une valeur charge les N dernières positions correspondantes.
2.16.5.3. Top blunders
La liste des 10 pires erreurs (ou MWC cost), triées par magnitude décroissante. Cliquer sur une ligne charge la position concernée dans le panneau d’analyse.
2.16.6. Onglet Progression
L’onglet Progression présente l’évolution du niveau dans le temps.
2.16.6.1. Courbe par tournoi
Un graphique en ligne affiche le PR (ou MWC) pour chaque tournoi (axe X : ordre des tournois, axe Y : valeur de la métrique). Des bandes de couleur matérialisent les seuils de niveau.
Cliquer sur un point du graphique ouvre un menu contextuel avec deux options :
Open tournament — ouvre le tournoi dans le panneau Tournois.
Open positions — charge toutes les positions du tournoi dans le panneau d’analyse.
2.16.6.2. Scatter plot par match
Un nuage de points représente chaque match (axe X : date, axe Y : PR ou MWC). La taille du point est proportionnelle au nombre de décisions dans le match.
Cliquer sur un point ouvre un menu contextuel :
Open match — ouvre le match dans le panneau des matchs.
Open positions — charge toutes les positions du match dans le panneau d’analyse.
2.16.7. Onglet Erreurs
L’onglet Erreurs décompose les sources d’erreurs.
2.16.7.1. Répartition par action de videau
Un diagramme en barres affiche le PR (ou MWC) pour chaque type de décision de videau : NoDouble, DoubleTake, DoublePass, TooGood. Chaque barre indique également le nombre de décisions et le taux de blunders en infobulle.
Cliquer sur une barre charge les positions correspondant à cette action de videau, uniquement celles avec une erreur (drill-down).
2.16.7.2. Direction des erreurs de videau
La répartition ci-dessus indique combien coûtent les décisions de videau ; ce tableau indique dans quel sens elles se trompent.
Une position de videau porte deux décisions prises par deux joueurs différents, présentées ici en deux lignes :
Offrir — le joueur qui tient le videau double ou ne double pas. Ses erreurs sont les doubles manqués (il fallait doubler) et les doubles prématurés (il ne fallait pas).
Répondre — le joueur à qui le videau est offert prend ou passe. Ses erreurs sont les passes à tort (une prise correcte a été passée) et les prises à tort (une passe correcte a été prise).
Les deux lignes restent séparées à dessein : un joueur peut parfaitement doubler tard et prendre large, et un indicateur unique appellerait cela « équilibré » en perdant les deux moitiés de l’information.
Chaque case affiche le nombre de décisions ; l’infobulle donne l’équité perdue cumulée. Cliquer sur une case charge les positions correspondantes. Une case à zéro n’est pas cliquable.
Note
Ce tableau compte des décisions, il ne porte pas de jugement. À partir de quel écart une tendance mérite d’être nommée dépend de l’effectif et d’un point de référence, qui ne sont pas des données du moteur.
2.16.7.3. Répartition Checker / Cube
Un diagramme comparatif place côte à côte le PR des coups joués et des décisions de videau. Cliquer sur une barre charge les positions du sous-ensemble avec erreur.
2.16.7.4. Histogramme des magnitudes d’erreur
Un histogramme distribue les erreurs selon leur magnitude en millièmes de point (tranches : 0–5, 5–10, 10–25, 25–50, 50–100, ≥ 100). Cliquer sur une barre charge les positions de la tranche.
2.16.8. Règle d’agrégation
Important
Le PR d’un tournoi (ou d’un sous-ensemble quelconque) est calculé par la règle somme/somme — jamais comme moyenne des PR individuels des matchs.
Formule :
Exemple : un joueur dispute deux matchs dans un tournoi —
Match A : 10 décisions, erreur totale 50 mp → PR = 5,0
Match B : 90 décisions, erreur totale 270 mp → PR = 3,0
Moyenne naïve des PR : (5,0 + 3,0) / 2 = 4,0 (incorrect)
Règle somme/somme : (50 + 270) / (10 + 90) = 320 / 100 = 3,2 (correct)
La règle somme/somme est la seule qui résiste à la variation de longueur des matchs (un match en 21 points pèse plus qu’un match en 1 point).
2.16.9. MWC : limitations
Le MWC cost est calculé à partir de la MET Kazaross-XG2, table de référence de facto dans le backgammon compétitif. Les résultats ne sont pas directement comparables avec des logiciels utilisant d’autres METs.
Les positions money-game (sans score de match) sont exclues du calcul MWC. Si votre base de données contient beaucoup de positions money-game, le MWC cost peut être sous-estimé ou indisponible.
Le MWC cost est cumulatif sur l’ensemble du jeu de données filtré — pas un indicateur par décision. Il mesure l’impact total de vos erreurs sur vos chances de victoire.
2.17. Panneau Bearoff
Le panneau Bearoff (CTRL-E) calcule l’EPC (Effective Pip Count) d’une
position de bearoff. Il est activé en appuyant sur CTRL-E, en cliquant sur
l’onglet Bearoff dans le panneau inférieur, ou en exécutant la commande
epc.
Dans ce panneau, l’utilisateur édite la position des pions dans les deux jans intérieurs : un clic sur les points 1 à 6 place des pions du joueur du bas, un clic sur les points 19 à 24 place des pions du joueur du haut (le bouton de souris est indifférent).
Les résultats sont présentés sous forme de deux tableaux empilés :
en haut, un tableau des joueurs — une ligne par joueur (repérée par sa pastille de couleur, le joueur noir étant toujours en bas), une colonne par grandeur : EPC, pip count, wastage (différence entre l’EPC et le pip count), nombre moyen de lancers et écart type. Lorsque les deux joueurs ont des pions dans leur jan, une ligne Δ donne les différences signées (bas − haut : négatif quand le joueur noir est en avance) d’EPC, de pips et de wastage ;
en dessous, séparé par un filet, un tableau course/videau : deux colonnes de probabilité de gain (une par pastille de joueur, valeurs sans le signe %) et les équités money — sous chaque décision autre que la meilleure, l’écart d’équité à la meilleure décision est indiqué entre parenthèses. La décision s’affiche à droite du tableau, avec le badge exact/estimé. Le joueur au trait et la position du videau s’éditent directement sur le plateau, comme en mode édition : cliquer le rectangle bearoff/score d’un joueur lui donne le trait ; cliquer le videau fait tourner centré → possédé bas → possédé haut (clic droit en sens inverse). La valeur du videau reste épinglée — en money game les équités sont exprimées en unités du videau courant, seul son propriétaire compte. L’analyse est recalculée aussitôt. En régime estimé, le lien « Voir les paramètres de configuration » ouvre directement l’onglet Bearoff de la configuration.
La case Défi reste épinglée en haut à droite du panneau.
Lorsque la position est un bearoff pur (tous les pions des deux joueurs dans leur jan), le tableau course affiche, pour le joueur au trait :
la probabilité de gain,
en régime exact : les équités money (cubeless, sans double, double/prend, double/passe) et le verdict de videau money (pas de double, double/prend ou double/passe),
en régime estimé : la probabilité de gain seule, accompagnée de sa marge d’erreur — le verdict de videau n’est alors volontairement pas affiché.
Un badge indique le régime : exact (valeur lue dans une base de données two-sided) ou estimé ± marge. Voir Méthodologie et hypothèses du panneau Bearoff pour la définition précise des deux régimes et de leurs hypothèses.
Élargir le domaine exact. La base intégrée couvre 6 pions par joueur. Deux moyens d’aller au-delà, dans l’onglet Bearoff de la configuration :
télécharger la base étendue TS-06-11 (1,2 Go, vérifiée par SHA-256, supprimable au même endroit après confirmation) : verdict exact jusqu’à 11 pions par joueur. Un téléchargement interrompu ou annulé reprend où il s’était arrêté (le fichier partiel est conservé et complété par requête HTTP Range) ;
indiquer un fichier
.bdtwo-sided de gnubg quelconque. La base au domaine le plus large l’emporte automatiquement.
Mode défi. La case Défi du panneau active un mode entraînement : à chaque modification de la position, les valeurs des trois zones — la ligne du joueur du bas, la ligne du joueur du haut et le tableau course — sont masquées (remplacées par « ··· ») ; un clic sur une zone révèle cette zone seulement. La ligne Δ n’apparaît qu’une fois les deux lignes joueurs révélées. On peut ainsi s’entraîner à estimer l’EPC de chaque camp, puis à se prononcer sur le videau, avant de vérifier. Le réglage est mémorisé.
Pour fermer le panneau Bearoff, appuyer sur CTRL-E ou basculer sur un autre onglet.
2.17.1. Méthodologie et hypothèses du panneau Bearoff
Chaque valeur affichée par le panneau repose sur des hypothèses précises, énoncées ici exhaustivement.
Domaine. Le panneau ne traite que le bearoff pur : tous les pions restants des deux joueurs dans leur jan intérieur. La position est évaluée avant le lancer ; les dés éventuellement posés sont ignorés. Les courses sans contact dont des pions sont hors du jan ne sont pas traitées.
Blocs EPC (toujours exacts). L’EPC, le nombre moyen de lancers et l’écart type proviennent de la distribution exacte du nombre de lancers pour sortir tous les pions, lue dans la base one-sided de GNUbg (6 points, 15 pions, intégrée). EPC = lancers moyens × 49/6 (49/6 ≈ 8,167 est la moyenne exacte de pips par lancer, doubles comptés quatre fois) ; wastage = EPC − pip count. L’unique idéalisation est le jeu one-sided optimal : chaque joueur minimise ses propres lancers en ignorant l’adversaire — c’est la définition standard de l’EPC.
Probabilité de gain, régime exact. Lecture directe dans la base two-sided disponible la plus large (intégrée TS-06-06, fichier externe, ou TS-06-11 téléchargée). Ces bases résultent d’une analyse rétrograde complète sous jeu two-sided optimal des deux camps : aucune hypothèse supplémentaire, erreur limitée à la quantification (< 0,002 %).
Probabilité de gain, régime estimé. Hors du domaine de la base : la probabilité est obtenue en convoluant les deux distributions one-sided (le joueur au trait gagne si son nombre de lancers est inférieur ou égal à celui de l’adversaire), puis en appliquant une correction polynomiale figée, calibrée hors ligne contre la base TS-06-11. Trois hypothèses :
indépendance des deux processus de sortie — structurelle en course, sans contact il n’y a aucune interaction ;
jeu one-sided optimal des deux camps — c’est l’approximation : en réalité le joueur mené dévie pour jouer la variance et le meneur pour la sécurité. L’effet mesuré est un biais antisymétrique (la convolution exagère l’avance du meneur) que la correction absorbe statistiquement ;
la correction a été calibrée et validée sur le domaine de l’oracle (jusqu’à 11 pions par joueur). Erreur résiduelle mesurée : écart type 0,05 %, 99e centile 0,17 %, maximum observé 0,9 % (en points de probabilité de gain). Au-delà de 11 pions par joueur, cette borne est extrapolée — la tendance est monotone mais aucun oracle ne la certifie.
Équités et verdict de videau (régime exact seulement). Les équités affichées sont celles du money game, sans Jacoby, dans le référentiel de la littérature du bearoff. Dans le domaine ≤ 11 pions par joueur, les gammons sont impossibles (chaque camp a déjà sorti au moins 4 pions) : ce n’est pas une approximation. Le verdict (pas de double / double, prend / double, passe) est reconstruit exactement des équités stockées, selon la règle de GNUbg, validée trait pour trait contre son analyse.
Note
Les équités cubeful supposent un jeu de videau optimal des deux camps jusqu’au bout : les recubes futurs sont intégralement valorisés (analyse rétrograde complète). Dans les courses très volatiles de fin de partie, la cascade de recubes mange presque tout l’avantage du camp au trait — les équités « sans double » et « double/prend » peuvent alors être proches de zéro là où un moteur comme XG, dont le modèle de videau ne valorise pas cette cascade, affiche des valeurs proches du dead cube (par exemple 2 pions sur le point 3 contre 2 pions sur le point 2 : 62 % de gain, D/T exact +0,006 contre +0,475 chez XG). La décision affichée, elle, coïncide avec celle des moteurs.
Pourquoi le verdict n’est-il jamais estimé ? L’équité cubeful est un problème de trajectoire (quand doubler), qu’aucun résumé statistique de la position ne capture : le meilleur modèle statique mesuré laisse une erreur résiduelle (écart type 0,016 d’équité, maximum 0,20) qui suffit à inverser toutes les décisions serrées. De même, la conversion du verdict au score de match via une table d’équités de match a été mesurée insuffisante (12 % de désaccords avec l’analyse 2-ply de GNUbg, avec de vraies bourdes). Un verdict faux affiché avec aplomb étant pire que pas de verdict, blunderDB n’affiche le verdict que lorsqu’il est exact — et money.
Note
Les bases de bearoff sont des tables mathématiques immuables,
régénérables avec l’outil makebearoff de GNUbg.
2.18. Panneau Anki
Le panneau Anki (CTRL-K) permet d’étudier des positions par répétition espacée en utilisant l’algorithme FSRS. L’utilisateur peut créer des paquets à partir de collections ou de résultats de recherche.
Création de paquets : Cliquez sur New Deck pour créer un paquet à partir d’une collection ou des résultats de recherche courants. Les paquets basés sur une recherche se synchronisent automatiquement à l’activation de l’onglet Anki.
Révision : Sélectionnez un paquet puis cliquez sur Study (ou double-cliquez sur un paquet) pour commencer la révision des cartes dues. Chaque carte affiche la position correspondante sur le plateau. Évaluez votre rappel avec les touches 1 (À revoir), 2 (Difficile), 3 (Bien), ou 4 (Facile). Appuyez sur Esc pour arrêter et revenir à la liste des paquets.
Entraînement libre (cram) : Le bouton Cram, à côté de Study, lance une session d’entraînement libre : des positions aléatoires du paquet vous sont présentées sans tenir compte de l’échéancier FSRS. Ce mode ne modifie jamais le planning de révision espacée — idéal pour s’échauffer avant un tournoi ou réviser intensément un paquet thématique sans perturber son ordonnancement. Une pastille Cram remplace l’état de la carte et un bouton Suivant (touches 1 à 4) fait défiler les positions. Esc revient à la liste sans enregistrer de session interrompue.
Arrêt/Reprise : Vous pouvez interrompre une session de révision à tout moment avec Esc. Le bouton change en Resume et affiche votre progression. Cliquez dessus pour reprendre là où vous vous êtes arrêté.
Gestion des paquets : Utilisez les boutons d’action pour renommer, synchroniser, réinitialiser ou supprimer des paquets (confirmation demandée pour ces deux dernières actions). Les paramètres FSRS (rétention cible, intervalle maximum, aléa) peuvent être configurés par paquet dans les Paramètres (icône engrenage).
2.19. Panneau Métadonnées
Le panneau Métadonnées affiche les informations générales de la base de
données courante : nom, description, nombre de positions, nombre de matchs et
de parties, version du schéma. Accessible via la commande meta.
Il affiche également, lorsqu’elle existe, l’origine de la base — voir Diffuser une base : origine et mot de passe. Une base ordinaire n’affiche pas cette section.
2.20. Diffuser une base : origine et mot de passe
Un enseignant qui distribue une base de positions dispose de deux mécanismes, indépendants l’un de l’autre, tous deux facultatifs et choisis au moment de l’export : marquer le fichier de son origine, et le protéger par un mot de passe.
Note
Aucun des deux ne suit ce que devient le fichier. blunderDB n’enregistre rien du côté de celui qui reçoit la base : ouvrir une base marquée est exactement comme ouvrir n’importe quelle autre, et rien nulle part ne consigne qui l’a ouverte, quand, ni d’où vient son contenu.
2.20.1. Marquer une base de son origine
La fenêtre d’export tient en un seul écran : le formulaire, puis une progression qui se superpose à lui le temps de l’écriture. Elle se ferme d’elle-même une fois terminée, et le résultat s’affiche dans la barre d’état.
Trois points méritent l’attention :
L’export porte sur les positions actuellement affichées, pas sur la base entière. Après une recherche, seuls les résultats partent — la fenêtre le rappelle en tête.
Une collection dont toutes les positions ne sont pas dans la sélection arrive tronquée. La liste affiche donc, pour chaque collection, la part couverte (« 12/40 ») et la signale en rouge lorsqu’elle est partielle.
Les tournois ne peuvent être exportés qu’avec les matchs : sans eux, le lien tournoi–match n’existe pas et le tournoi arriverait vide. La case est désactivée tant que « inclure les matchs » ne l’est pas.
Les champs Utilisateur, Description et Date décrivent le fichier produit ; ils sont préremplis depuis la base source. La case Mes filtres enregistrés est à part des autres : elle n’exporte pas du contenu mais vos propres recherches enregistrées, sans utilité dans la base de quelqu’un d’autre.
Cocher Marquer ce fichier de son origine fait apparaître deux champs :
Origine — ce qu’est ce fichier et d’où il vient, dans vos mots : « Cours de Jean Dupont — 12 mars 2026 ». Ce champ est obligatoire : tant qu’il est vide, le bouton d’export reste inactif.
Note, facultative — conditions d’utilisation, adresse de contact, une demande de ne pas rediffuser.
La marque est signée avec votre identité d’émetteur. Elle est donc inaltérable et infalsifiable : nul ne peut la modifier, ni en fabriquer une à votre nom. Elle n’est en revanche pas ineffaçable — le fichier distribué est une base SQLite ordinaire, et blunderDB est un logiciel libre. Elle n’empêche rien : elle dit d’où vient le fichier.
2.20.2. Identité d’émetteur
Les marques sont signées avec votre identité d’émetteur, créée toute seule
la première fois que vous marquez un fichier ; il n’y a rien à configurer. Elle
appartient à une personne et non à une base : tous vos fichiers portent la même
empreinte publique, de la forme A3F1-9C24-7B05-E1D8.
Vous pouvez communiquer cette empreinte à vos destinataires pour qu’ils
vérifient qu’un fichier vient bien de vous. L’identité se transporte d’un poste
à l’autre en un seul fichier (extension .bdbid), éventuellement protégé par
une phrase secrète. Ce fichier permet de signer en votre nom : ne le partagez
pas.
Dans les préférences (icône engrenage de la barre d’outils), l’onglet Identité d’émetteur affiche votre nom et votre empreinte, et propose Enregistrer l’identité…, Charger une identité… et Régénérer….
Avertissement
Régénérer ne révoque rien. Un filigrane embarque la clé publique qui l’a signé : il se vérifie donc pour toujours, tout seul. Si votre fichier d’identité a fuité, celui qui le détient pourra continuer à signer sous votre ancienne empreinte, et ces marques resteront valides.
Ce qui vous protège après une fuite n’est pas logiciel : c’est de publier votre nouvelle empreinte et de désavouer l’ancienne auprès de vos destinataires.
La régénération écrase la clé actuelle ; blunderDB propose de l’enregistrer avant de la remplacer.
2.20.3. Protéger une base par un mot de passe
Le mot de passe se saisit masqué, ici comme à l’ouverture d’un fichier protégé ; l’icône en forme d’œil l’affiche tant qu’on la maintient enfoncée, et le masque de nouveau dès qu’on relâche.
Cocher Protéger ce fichier par un mot de passe produit un fichier
d’extension .dbx — y compris si vous aviez choisi un nom en .db dans la
fenêtre d’enregistrement, celle-ci s’ouvrant avant que le mot de passe ne soit
demandé. Pour l’ouvrir, utilisez l’ouverture de base habituelle : la fenêtre de
sélection accepte aussi bien les .db que les .dbx. blunderDB demande
alors le mot de passe et installe une base ordinaire à côté ; ensuite plus rien
n’est demandé.
La fenêtre propose de supprimer le fichier protégé une fois ouvert : sans cela vous conservez le même contenu sous deux noms. La case n’est pas cochée par défaut — le fichier protégé reste le vôtre si vous comptez le transmettre — et la suppression n’a lieu qu’après une ouverture réussie.
Avertissement
Le mot de passe protège le transport du fichier, pas la base. Il empêche un tiers d’ouvrir un fichier qui traîne dans un dossier de téléchargement ou une pièce jointe transférée par erreur. Il ne protège pas de celui à qui vous avez donné le mot de passe.
Le mot de passe est vérifié à chaque ouverture, y compris lorsque le fichier a déjà été ouvert auparavant sur ce poste.
Techniquement, la base est chiffrée par AES-256 en mode GCM, avec une clé dérivée du mot de passe par Argon2id (64 Mio de mémoire, 3 passes, 4 fils), et un sel tiré au hasard propre à chaque fichier. Le mode GCM authentifie l’ensemble : un mot de passe erroné est détecté comme tel, et toute altération du fichier chiffré l’est également — on n’obtient jamais une base corrompue en silence.
L’en-tête du fichier protégé reste en clair : son origine demeure lisible sans le mot de passe.
2.20.4. Lire l’origine d’un fichier
Dans l’application, ouvrez le fichier et affichez le panneau Métadonnées
(commande meta). Une section Origine apparaît en tête du panneau, en
lecture seule, indiquant ce qui a été inscrit, par qui, quand, et l’état de la
signature :
« ✓ signature vérifiée — marquée par vous » : le fichier porte votre marque, intacte ;
« ✓ signature vérifiée » : la marque est intacte et vient d’une autre clé — comparez son empreinte à celle que le producteur vous a communiquée ;
« ⚠ signature invalide » : le document a été modifié ou contrefait.
Cette section n’apparaît pas sur une base ordinaire.
En ligne de commande, blunderdb info --db fichier.db affiche l’origine et
l’état de la signature, sans jamais écrire dans le fichier. La commande
fonctionne aussi sur un fichier protégé, sans le mot de passe. Voir
CLI_USAGE.md pour les options --watermark et --password de
export, ainsi que pour identity et open.