Guide utilisateur

Ce guide est une introduction pratique à blunderDB pour une prise en main rapide. Quatre tutoriels de bout en bout couvrent les usages les plus courants ; la suite du guide reste un catalogue de référence, geste par geste, à consulter au besoin.

L’écran d’accueil

Tant qu’aucune base n’est ouverte, blunderDB propose quatre chemins plutôt qu’un plateau vide :

  • Importer mes matchs — le chemin principal. Il enchaîne tout seul : une base neuve, le choix de vos fichiers (XG, GNU Backgammon, Jellyfish, BGBlitz), puis le compte rendu d’import — « voici votre PR et vos pires décisions » — et, si vous le voulez, la file d’étude. C’est la promesse de l’outil tenue en deux minutes, plutôt qu’expliquée.

  • Ouvrir la base d’exemple — trois matchs, des collections, des commentaires et un paquet Anki : de quoi tout essayer sans rien apporter.

  • Visite guidée — le tour de l’interface, panneau par panneau.

  • Ouvrir une base — un fichier .db que vous avez déjà.

La dernière base ouverte est proposée à part, et seulement si son fichier existe encore : un bouton qui échoue au clic est pire que pas de bouton.

L’écran s’efface dès qu’une base est ouverte. Un lien discret l’écarte pour la session, parce que le panneau Eval fonctionne sans base : on peut vouloir poser une position et l’évaluer sans rien avoir à ouvrir.

Tutoriels de bout en bout

Mon premier import

Ce tutoriel part d’un fichier de match eXtreme Gammon (.xg) et arrive à la liste des positions où vous avez le plus perdu.

  1. Créer une base. Bouton Nouvelle base de données de la barre d’outils (ou CTRL-N), choisir un emplacement et un nom ; l’extension .db est ajoutée automatiquement.

  2. Importer le match. Glisser-déposer le fichier .xg sur la fenêtre de blunderDB (ou CTRL-I, puis le sélectionner). blunderDB détecte le format, importe les positions, l’analyse déjà présente dans le fichier XG (coups, décisions de videau, marques) et affiche le panneau des matchs sur l’import réussi.

    Note

    blunderDB reprend l’analyse déjà présente dans le fichier, il n’en refait pas une : un match jamais analysé dans XG n’a donc aucune erreur à montrer. Si la case Analyser automatiquement après import est cochée (fenêtre de configuration, onglet gammonNet), un lot d’analyse borné et annulable comble en tâche de fond les positions dépourvues d’analyse. Voir Configuration.

  3. Revoir le match. Double-cliquer sur la ligne du match (ou la sélectionner et appuyer sur ENTREE) ouvre la revue sur la dernière position visitée. Les touches GAUCHE/DROITE (ou k/j) parcourent les coups ; PageUp/PageDown changent de partie.

  4. Lire l’analyse. CTRL-L affiche le panneau Analyse : les meilleurs coups, leur équité et l’erreur du coup joué (surligné dans la table). Sur une décision de videau, la même touche affiche la table des équités de videau et le verdict.

    Panneau Analyse pendant la revue d'un match

    Le panneau Analyse pendant la revue d’un match : le coup joué est surligné dans la table des coups candidats.

  5. Trouver les plus grosses erreurs. Ouvrir le panneau Stats (CTRL-D), onglet Dashboard : la liste Top blunders donne les dix erreurs les plus coûteuses, et cliquer sur une ligne charge la position concernée dans le panneau d’analyse. Pour les habitués, la même chose au clavier : la commande bl (ou blunders, ESPACE pour ouvrir la ligne de commande) charge directement ces positions, sans construire de recherche à la main. Voir Panneau Stats pour affiner ce choix par joueur ou par plage de dates une fois plusieurs matchs importés.

Étudier un match

Une fois plusieurs matchs importés, ce tutoriel détaille l’étude d’un match en particulier — au-delà du simple parcours du tutoriel précédent.

  1. Ouvrir le panneau des matchs (CTRL-Tab). Il liste tous les matchs importés, triables par colonne (joueur, date, longueur, tournoi, PR). Le PR et le coût MWC sont définis dans le Glossaire.

    Panneau des matchs

    Le panneau des matchs : liste triable, PR et coût MWC par match.

  2. Ouvrir la revue en double-cliquant sur la ligne, ou en la sélectionnant puis ENTREE. La barre d’informations au-dessus du plateau rappelle les deux joueurs, le tournoi et le score.

  3. Basculer coups de pions / décision de videau avec la touche d sur une même position quand les deux analyses sont disponibles (l’une des deux peut être absente selon ce que le fichier importé contenait).

    Panneau Analyse sur une décision de videau

    Une décision de videau dans le panneau Analyse : équités money, erreur de chaque option, meilleure décision.

  4. Annoter ce que vous observez : CTRL-P ouvre le panneau Commentaires sur la position affichée — utile pour noter pourquoi un coup est un blunder, pas seulement qu’il l’est.

    Panneau Commentaires sur une position

    Le panneau Commentaires : un fil d’échanges attaché à la position affichée.

  5. Étiqueter une position à rejouer plus tard : ESPACE pour ouvrir la ligne de commande, # suivi d’un mot-clé (par exemple #blitz), ENTREE. Voir Editer une position pour éditer directement la position si le coup joué n’est pas celui que vous voulez étudier.

  6. Sortir du mode match avec la commande m : la bibliothèque retrouve son état précédent, la dernière position visitée du match est mémorisée pour la prochaine visite.

Une session Anki

Le panneau Anki transforme une collection ou une recherche en paquet de cartes à réviser selon l’algorithme FSRS (répétition espacée).

  1. Constituer le paquet. Deux points de départ possibles : une collection de positions choisies à la main, ou une recherche (CTRL-F) — par exemple toutes les décisions de videau marquées comme des erreurs. La commande bl 30 (30 pires erreurs) fournit un point de départ tout indiqué pour un premier paquet.

  2. Créer le paquet. Ouvrir le panneau Anki (CTRL-K), bouton Nouveau paquet, nommer le paquet ; il se synchronise sur la recherche ou la collection choisie.

    Panneau Anki, liste des paquets

    Le panneau Anki : un paquet par ligne, cartes totales, nouvelles et dues aujourd’hui.

  3. Réviser (bouton Étudier) : chaque carte montre une position, vous formulez votre réponse mentalement, dévoilez la solution (le plateau, l’analyse et le commentaire éventuel), puis notez votre estimation de 1 (raté) à 4 (facile). FSRS espace la prochaine présentation en conséquence. Rien n’oblige à dévoiler la réponse pour continuer si vous êtes sûr de vous.

  4. S’échauffer sans perturber l’échéancier (bouton Entraînement) : présente des positions aléatoires du paquet sans toucher au planning FSRS — pratique avant un tournoi, ou pour réviser intensément sans décaler les échéances des autres cartes.

Voir Panneau Anki pour le détail des paramètres (limiter la séance, taux de rétention visé, réinitialisation d’un paquet).

Diriger son premier tournoi

Un dimanche de club, trente-deux joueurs, deux heures avant le premier match. Ce tutoriel va de la salle vide à la première ronde lancée.

  1. Créer le tournoi. Panneau Tournois (CTRL-Y), taper le nom du tournoi dans le champ du bas, Entrée. Ouvrir la ligne créée, puis Diriger ce tournoi : le tournoi remplace le plateau au centre de la fenêtre.

  2. Choisir le format. L’onglet Réglages s’ouvre sur six formats de club. Cliquer le premier — un suisse à deux vies qui bascule sur un tableau — suffit pour commencer ; le nombre de tables se règle juste en dessous.

  3. Inscrire. Onglet Joueurs, taper un nom, Entrée, recommencer : le champ garde le focus et se vide tout seul. Si le club a déjà dirigé un tournoi, l”annuaire évite de tout retaper — Reprendre les inscrits du mois dernier est un clic.

  4. Lancer la première ronde. Onglet Direction, bouton Tout lancer, puis Confirmer : le moteur a tiré les appariements et posé les matchs sur les tables.

  5. Saisir les résultats. Un clic sur une table occupée, un clic sur le nom du gagnant. Le score est facultatif. Une erreur vue tout de suite se reprend sous la grille, en deux clics.

  6. Continuer. Les propositions suivantes apparaissent d’elles-mêmes à mesure que les tables se libèrent. Le badge de l’onglet Tournois prévient quand il y a quelque chose à confirmer, même en travaillant ailleurs dans blunderDB.

  7. Clore. Onglet Classement, Clore le tournoi : le classement final est figé, les prix calculés, et le CSV se copie pour la comptabilité du club.

Voir Diriger un tournoi pour le détail de chaque vue, l’affichage de la salle, la feuille d’appariements imprimable et les réglages en cours de tournoi.

Déployer le mode serveur derrière un proxy

Le mode serveur (blunderdb serve) expose le moteur de blunderDB en HTTP + JSON. Il n’authentifie personne (ADR-0005) : il fait confiance à l’en-tête X-Tenant-ID tel qu’il le reçoit, et doit donc toujours être placé derrière un reverse-proxy qui, lui, authentifie et fixe cet en-tête. Ce tutoriel déploie l’image publiée derrière un nginx minimal, en authentification HTTP Basic à un seul tenant, puis montre comment donner son tenant à chaque membre. C’est le point de départ le plus simple, à adapter (SSO, certificats clients) selon votre contexte.

  1. Lancer le démon, replié sur 127.0.0.1 (jamais exposé directement) :

    docker run --rm -p 127.0.0.1:8080:8080 -v blunderdb-data:/data \
        -e BLUNDERDB_BACKEND=sqlite -e BLUNDERDB_DSN=/data/blunderdb.db \
        ghcr.io/kevung/blunderdb-serve:<version>
    
  2. Créer un fichier de mot de passe pour l’authentification Basic :

    htpasswd -c /etc/nginx/blunderdb.htpasswd alice
    
  3. Configurer nginx pour authentifier puis relayer, en fixant X-Tenant-ID lui-même — jamais celui envoyé par le client. Un certificat TLS est un prérequis de ce tutoriel et non son objet : obtenez-le au préalable (Let’s Encrypt avec certbot, ou l’autorité de certification de votre organisation), puis désignez ses deux fichiers ici. Le port 80 ne sert qu’à rediriger vers HTTPS.

    server {
        listen 80;
        server_name blunderdb.exemple.org;
        return 301 https://$host$request_uri;
    }
    
    server {
        listen 443 ssl;
        server_name blunderdb.exemple.org;
    
        ssl_certificate     /etc/letsencrypt/live/blunderdb.exemple.org/fullchain.pem;
        ssl_certificate_key /etc/letsencrypt/live/blunderdb.exemple.org/privkey.pem;
    
        location /v1/ {
            auth_basic           "blunderDB";
            auth_basic_user_file /etc/nginx/blunderdb.htpasswd;
    
            proxy_set_header   X-Tenant-ID "";
            proxy_set_header   X-Tenant-ID "1";
            proxy_pass         http://127.0.0.1:8080;
        }
    }
    

    Les deux proxy_set_header se lisent dans cet ordre : effacer d’abord la valeur reçue du client, injecter ensuite celle du proxy.

  4. Vérifier avec la sous-commande de santé, qui ne passe pas par le proxy :

    docker exec <container> blunderdb healthcheck
    
  5. Plusieurs membres, un tenant chacun. Le démon n’accepte dans X-Tenant-ID qu’un entier positif : c’est au proxy d’associer le compte authentifié à cet entier. Un bloc map placé dans le contexte http tient cette correspondance, et retombe sur la chaîne vide pour un compte qui n’y figure pas — jamais sur 1 :

    map $remote_user $tenant_id {
        default "";
        alice   1;
        bob     2;
    }
    

    Le location refuse alors explicitement un compte non mappé, plutôt que de le laisser atteindre le démon :

    location /v1/ {
        auth_basic           "blunderDB";
        auth_basic_user_file /etc/nginx/blunderdb.htpasswd;
    
        if ($tenant_id = "") { return 403; }
    
        proxy_set_header   X-Tenant-ID "";
        proxy_set_header   X-Tenant-ID $tenant_id;
        proxy_pass         http://127.0.0.1:8080;
    }
    

    Un tenant par membre suppose le backend PostgreSQL : sur SQLite, comme au point 1 de ce tutoriel, le démon ne répond que pour X-Tenant-ID: 1 et rejette toute autre valeur. Le dépôt fournit ce schéma complet dans deploy/nginx-tenant-proxy.conf, et son équivalent Caddy dans deploy/Caddyfile.

Voir Mode headless (serveur) pour la surface complète (routes, backend PostgreSQL multi-tenant avec Row-Level Security, migration depuis SQLite) et l’image Docker publiée.

Comment progresser avec blunderDB

Au-delà des tutoriels ci-dessus, une routine hebdomadaire simple tire le plus de blunderDB pour progresser :

  1. Importer ses matchs de la semaine (glisser-déposer, ou import de dossier récursif si plusieurs fichiers) dès que possible après les avoir joués — la mémoire du contexte s’estompe vite.

  2. Filtrer les décisions coûteuses : commande bl (pires erreurs), ou panneau Stats filtré sur la période et le type de décision (pions / videau) qui pèse le plus dans le PR.

  3. Commenter chaque position revue : ce qui a été manqué, la structure en cause. Un commentaire écrit force une explication — une position simplement revue sans un mot s’oublie aussi vite qu’elle a été manquée.

  4. Constituer un paquet Anki à partir de ces positions commentées : la répétition espacée fait revenir les mêmes motifs jusqu’à ce qu’ils deviennent des réflexes.

  5. Suivre le PR par tournoi dans l’onglet Progression du panneau Stats (Panneau Stats) : une courbe qui baisse tournoi après tournoi est le seul signal qui ne ment pas.

Cette routine ne vaut que si elle est répétée — dix minutes par semaine, tenues, valent mieux qu’une remise à plat ponctuelle et abandonnée.

Scénario de démonstration (3 minutes)

Pour présenter blunderDB sans base personnelle, la commande demo charge une base d’exemple (positions et matchs fictifs). Le scénario suivant se déroule en trois minutes :

  1. 0:00 — demo en ligne de commande (ou le bouton correspondant de la barre d’outils) charge la base d’exemple. Le panneau des matchs s’affiche.

  2. 0:30 — Ouvrir un match (double-clic), parcourir quelques coups aux flèches, montrer le panneau Analyse (CTRL-L) sur un coup joué avec une erreur visible.

  3. 1:30 — Commande bl : la vue bascule directement sur les pires erreurs de la base, toutes positions confondues.

  4. 2:15 — Panneau Anki (CTRL-K) : créer un paquet à partir de ces positions, lancer une carte en Study pour montrer le cycle question/réponse/notation.

  5. 2:45 — Retour au panneau Stats (CTRL-D), onglet Dashboard, pour montrer où ce travail se lit dans la durée.

Créer une nouvelle base de données

Pour créer une nouvelle base de données, cliquer dans la barre d’outils sur le bouton Nouvelle base de données. Choisir un chemin où enregistrer la base de données, ainsi qu’un nom, et valider l’enregistrement dans la fenêtre du système.

Note

L’extension des bases de données blunderDB est .db.

Astuce

Raccourcis clavier: CTRL-N. Commande: n

Ouvrir une base de donnée existante

Pour charger une base de données existante, cliquer dans la barre d’outils sur le bouton Ouvrir une base de données. Choisir le chemin où se trouve la base de données, choisir le fichier .db et valider l’ouverture dans la fenêtre du système.

Astuce

Raccourcis clavier: CTRL-O. Commande: o

Fusionner une base de données

Pour fusionner une autre base blunderDB dans celle actuellement ouverte, cliquer dans la barre d’outils sur le bouton Fusionner une base de données. Choisir le fichier .db et confirmer.

C’est aussi la réponse de blunderDB à la question « comment synchroniser ma base entre deux machines ? » : une base est un seul fichier, deux bases qui ont divergé se fusionnent plutôt qu’elles ne se réconcilient, et la déduplication par empreinte Zobrist fait le travail. Voir la FAQ, « Puis-je synchroniser ma base entre plusieurs machines ? », pour ce que les services de synchronisation de fichiers savent et ne savent pas faire — et pour le cas où plusieurs postes doivent travailler en même temps, qui est celui du mode serve.

blunderDB va fusionner intelligemment les deux bases de données:

  • Les positions qui n’existent pas dans la base de données actuelle seront ajoutées avec leurs analyses et commentaires.

  • Les positions qui existent déjà seront mises à jour: les analyses seront complétées si manquantes, et les commentaires seront fusionnés (ajout des nouveaux commentaires sans dupliquer les existants).

  • Un message résumera le nombre de positions ajoutées, fusionnées et ignorées.

Une fusion ajoute, elle ne réconcilie pas : rien n’est supprimé de la base courante parce que la base importée ne le contient pas.

Note

L’import nécessite que les deux bases de données aient des versions de schéma compatibles. Il est possible d’importer une base de données d’une version inférieure ou égale dans une base de données de version supérieure.

Prudence

L’opération d’import modifie immédiatement la base de données actuellement ouverte. Il est recommandé de faire une copie de sauvegarde avant d’importer une autre base de données.

Editer une position

Pour éditer une position, appuyer sur la touche TAB pour ouvrir le panneau de recherche et l’éditeur de position. Editer la position à la souris:

  • cliquer sur les points pour ajouter des pions. Le clic gauche attribue les pions au joueur 1. Le clic droit attribue les pions au joueur 2. Pour insérer une prime, cliquer sur le point de départ, maintenir le bouton appuyé, relacher sur le point d’arrivée. Cliquer sur la barre pour mettre des pions à la barre.

  • pour effacer la position, double-clic sur une zone vide en dehors du board ou appuyer sur la touche RETOUR ARRIERE.

  • pour envoyer le cube vers le joueur 1, clic gauche sur le cube. Pour envoyer le cube vers le joueur 2, click droit sur le cube.

  • pour indiquer le joueur qui a le trait, cliquer à l’emplacement prévu des dés.

  • pour éditer les dés, clic gauche pour augmenter la valeur d’un dé, clic droit pour augmenter la valeur d’un dé. Si la face des dés est vide, cela signifie que la position est une décision de cube.

  • pour éditer le score des joueurs, clic gauche pour augmenter le score, clic droit pour réduire le score.

Astuce

La saisie de la position avec la souris pour les pions se fait de la même manière que dans XG.

Ajouter une position à la base de données

Après l’édition de la position, le panneau de recherche est ouvert.

Pour enregistrer la position obtenue précédemment, faire CTRL-S ou appuyer dans la barre d’outils sur le bouton Enregistrer la position.

Astuce

Ouvrir la ligne de commande et exécuter: w

Le plateau reste affiché dans le panneau de recherche, et la barre d’état annonce le numéro de la position : « Position n° 1234 ajoutée à la base », ou « Position déjà dans la base (n° 1234) » si elle y figurait déjà.

Une position composée dans le panneau Eval s’ajoute de la même façon, ou par le bouton Ajouter à la base du panneau : voir Panneau Eval.

Etiqueter une position

Pour ajouter un tag toto à la position courante, ouvrir la ligne de commande en appuyant sur ESPACE, taper #toto et valider la commande en appuyant sur ENTREE.

Supprimer une position

Pour supprimer la position courante de la base de données, faire Del ou cliquer dans la barre d’outils sur le bouton Supprimer la position.

Astuce

En ligne de commande, exécuter d.

Prudence

Une confirmation est demandée avant. La suppression a bien lieu, mais une copie de la position est gardée trente jours : voir La corbeille.

Import une position depuis XG

Pour importer une position directement depuis XG,

  1. afficher dans XG la position à importer et appuyer CTRL-C,

  2. afficher blunderDB et appuyer CTRL-V.

Note

Le collage automatique détecte le format de la source (XG, GNUbg, BGBlitz), ainsi que l’identifiant OGID d’OpenGammon.

Importer un match

blunderDB peut importer des matchs depuis différentes sources.

Formats supportés:

  • eXtreme Gammon (XG): fichiers .xg et .xgp (positions)

  • GNUbg: fichiers .sgf

  • Jellyfish: fichiers .mat et .txt

  • BGBlitz: fichiers .bgf et .txt

  • HedgeHog (OpenGammon): fichiers .ogxm, avec l’analyse

Pour importer un ou plusieurs fichiers de match:

  1. Appuyer sur CTRL-I ou cliquer sur le bouton Importer une position ou un match dans la barre d’outils.

  2. Sélectionner un ou plusieurs fichiers à importer.

  3. blunderDB détecte automatiquement le format et importe le match.

  4. Une fenêtre de progression affiche le nombre de fichiers importés, échoués et ignorés (doublons), puis un compte rendu d’import.

Astuce

Commande: i

Note

blunderDB détecte automatiquement les doublons et empêche l’import d’un match déjà présent dans la base de données.

Importer un dossier de matchs

Pour importer récursivement tous les fichiers de matchs contenus dans un dossier et ses sous-dossiers:

  1. Appuyer sur CTRL-MAJ-F ou cliquer sur le bouton correspondant dans la barre d’outils.

  2. Sélectionner le dossier contenant les fichiers de matchs.

  3. blunderDB collecte et importe automatiquement tous les fichiers reconnus (.xg, .xgp, .sgf, .mat, .txt, .bgf, .ogxm).

Le compte rendu d’import

Un import se termine sur un compte rendu de ce qu’il vient d’apporter, et non sur un simple décompte de fichiers lus :

  • les positions nouvelles, et parmi elles celles que le logiciel d’origine avait marquées pour étude ;

  • le PR de cet import — le même indicateur que les statistiques, calculé sur ce seul lot. Il porte sur vos décisions lorsque la base connaît votre nom (champ Utilisateur de la fenêtre d’identité), sur les deux joueurs sinon, et le compte rendu dit lequel ;

  • les positions qu’aucun moteur n’a évaluées, avec un bouton pour lancer l’analyse ;

  • les cinq décisions les plus coûteuses, cliquables : un clic ouvre la position.

Un PR nul sur zéro décision n’est pas une partie parfaite mais l’absence d’analyse : le compte rendu l’écrit ainsi.

Chaque import est enregistré comme un lot. La ligne de commande les retrouve après coup :

$ blunderdb list --db base.db --type imports
$ blunderdb list --db base.db --type imports --batch 3

La moitié mesurée du compte rendu — positions sans analyse, PR, pires décisions — est recalculée à chaque consultation. Un lot dont les positions ont été analysées depuis rend donc les chiffres d’aujourd’hui, non ceux du jour de l’import.

La file d’étude

Le compte rendu répond à « que vient-il de se passer ? ». Le bouton Parcourir répond à la question qui suit : « qu’est-ce que je regarde maintenant ? ». Il ouvre une file ordonnée des positions de ce lot qui méritent un second regard, et la fait défiler une par une sur le plateau :

  1. les décisions qui ont coûté quelque chose, la plus chère d’abord — ce pour quoi on est venu ;

  2. les positions marquées dans le logiciel d’origine : vous aviez déjà dit, ailleurs, que celle-ci était intéressante ;

  3. les décisions de videau serrées : rien n’a été perdu, mais la bonne réponse n’allait pas de soi.

Une position n’apparaît qu’une fois, sous la première raison qui la réclame : un blunder marqué reste un blunder, et l’offrir deux fois ferait mentir la file sur sa propre longueur. Le parcours est borné à cinquante positions — une file qu’on ne finit pas est une file qu’on ne commence pas.

Une bande apparaît au-dessus du plateau pendant le parcours : la progression (« 3 / 25 »), la raison de cette position, le match dont elle vient, et les gestes. Trois d’entre eux ouvrent simplement le panneau où le geste se prend déjà — Commenter, Collection, Carte Anki — parce que ces gestes existent avec leurs règles, et que les refaire dans la bande en aurait fait des demi-copies. Passer avance, Précédente corrige un clic, Quitter arrête. Le reste de l’application continue de fonctionner : c’est justement ce qui permet d’agir sans sortir de la file.

Rien n’est enregistré, et rien ne note qu’une position a été vue. Ce que vous en faites — un commentaire, une collection, une carte — est la trace, et il n’y a rien d’autre à garder. Relancer la même file plus tard est donc parfaitement légitime, et elle sera la même.

La même liste s’obtient en ligne de commande :

$ blunderdb list --db base.db --type imports --batch 3 --queue

Glisser-déposer

blunderDB supporte le glisser-déposer. Il est possible de glisser-déposer sur la fenêtre de blunderDB:

  • des fichiers de match ou de position (.xg, .xgp, .sgf, .mat, .txt, .bgf, .ogxm) pour les importer,

  • des fichiers de base de données (.db) pour les ouvrir ou les fusionner avec la base de données courante,

  • des dossiers pour importer récursivement tous les fichiers qu’ils contiennent.

Gérer le panneau des matchs

Le panneau des matchs (CTRL-Tab) permet de:

  • lister l’ensemble des matchs importés (triés du plus récent au plus ancien),

  • trier les matchs par colonnes (joueur 1, joueur 2, date, longueur du match, tournoi),

  • modifier les noms des joueurs ou la date en double-cliquant sur les champs,

  • permuter les joueurs 1 et 2 à l’aide du bouton de permutation,

  • assigner un match à un tournoi,

  • supprimer un match à l’aide de la touche Del.

Gérer les collections

Les collections permettent d’organiser des positions en groupes personnalisés. Pour accéder au panneau des collections, appuyer sur CTRL-B.

Créer une collection:

  1. Ouvrir le panneau des collections (CTRL-B).

  2. Saisir le nom de la nouvelle collection dans le champ Nouvelle collection… en bas du panneau, puis valider avec ENTREE.

Ajouter des positions à une collection:

  1. Sélectionner les positions souhaitées.

  2. Les ajouter à la collection depuis le panneau des collections.

Parcourir une collection:

  • Double-cliquer sur une collection pour parcourir ses positions. L’ordre des collections et des positions peut être modifié par glisser-déposer.

Astuce

Commande: coll

Gérer les tournois

Les tournois permettent d’organiser les matchs importés par événement. Pour accéder au panneau des tournois, appuyer sur CTRL-Y.

Créer un tournoi:

  1. Ouvrir le panneau des tournois (CTRL-Y).

  2. Saisir le nom du tournoi dans le champ Nouveau tournoi…, puis valider avec ENTREE.

Assigner un match à un tournoi:

  • Depuis le panneau des matchs (CTRL-Tab), utiliser le menu déroulant de la colonne tournoi pour assigner un match.

Afficher les statistiques de performance

Le panneau Stats permet de visualiser ses indicateurs de performance (PR et coût MWC) à partir des positions importées.

  1. Appuyer CTRL-D ou cliquer sur l’onglet Stats dans le panneau inférieur.

  2. Utiliser la barre de filtre pour restreindre l’analyse par joueur, tournoi, plage de dates, type de décision ou longueur de match.

  3. Cliquer sur un indicateur pour accéder directement aux positions correspondantes.

Évaluer une position (panneau Eval)

Le panneau Eval évalue n’importe quelle position — pas seulement une course. Sur une position de bearoff pur, il calcule l’EPC (Effective Pip Count, voir le Glossaire) et les autres statistiques de bearoff ; sur toute autre position, l’évaluateur embarqué gammonNet fournit les coups candidats ou la décision de videau, hors ligne, sans XG ni GNUbg.

Panneau Eval sur une décision de coups de pions

Le panneau Eval : chances de gain/gammon/backgammon, équité et erreur de chaque coup candidat, calculées par gammonNet.

  1. Appuyer CTRL-E, cliquer sur l’onglet Eval dans le panneau inférieur, ou exécuter la commande eval : le panneau s’ouvre sur un plateau vierge, prêt à éditer.

  2. Pour évaluer la position déjà affichée (une position de la bibliothèque, ou celle d’un match en cours de revue) plutôt qu’un plateau vierge, clic droit sur le plateau puis Évaluer cette position — la position affichée est envoyée telle quelle dans le panneau Eval.

  3. Le plateau entier s’édite au clic ou au clavier : pions, dés, score, position du videau, joueur au trait. Éditer uniquement les pions du jan (6 derniers points) des deux côtés place la position en régime bearoff.

  4. Les résultats s’affichent en temps réel : en bearoff pur, EPC, nombre moyen de lancers, écart type, pip count et wastage, la probabilité de gain du joueur au trait et, dans le domaine exact, le verdict de videau money ; sur toute autre position avec des dés posés, les coups candidats classés par équité ; sans dés, la décision de videau. Voir la section « Méthodologie et hypothèses du panneau Eval » du manuel.

  5. Pour s’entraîner à estimer ces valeurs, cocher la case Défi : les résultats sont masqués à chaque modification et se révèlent zone par zone, d’un clic.

Note

Le panneau fonctionne pour les deux joueurs simultanément.

Afficher l’analyse d’une position importée depuis XG

Si une position analysée par XG, GNUbg ou BGBlitz a été importée dans blunderDB, l’analyse peut être affichée en appuyant CTRL-L.

Si la position correspond à une décision de pions, les cinq meilleurs coups sont affichés sur des lignes distinctes. Pour chaque ligne, les informations fournies sont dans cet ordre, le coup de pion associé, l’équité normalisée, l’erreur en équité du coup, les chances de gain, gammon et backgammon du joueur, les chances de gain, gammon et backgammon de l’adversaire, le niveau d’analyse.

Si la position correspond à une décision de cube, le coût de chaque décision est affiché ainsi que les chances de gain de la position.

Lorsque plusieurs moteurs d’analyse sont présents pour la même position (par exemple XG et GNUbg), une colonne supplémentaire indique le moteur d’origine de chaque analyse.

Lors de la navigation dans un match, le coup effectivement joué est mis en évidence dans la liste des coups. Si la position a été rencontrée dans plusieurs matchs, tous les coups joués sont indiqués.

Astuce

En cliquant sur un coup dans le panneau d’analyse, les flèches correspondantes sont affichées sur le board.

Exporter une position vers XG

Pour exporter une position de blunderDB vers XG,

  1. afficher dans blunderDB la position à exporter et appuyter CTRL-C,

  2. afficher XG et appuyer CTRL-V.

Visualiser les différentes positions

Pour visualiser les différentes positions de la bibliothèque courante, utiliser les touches GAUCHE et DROITE. La touche HOME permet d’aller à la première position. La touche FIN permet d’aller à la dernière position.

Pour afficher le bearoff à gauche, appuyer CTRL-GAUCHE. Pour afficher le bearoff à droite, appuyer CTRL-DROITE.

Rechercher des positions selon des critères

Pour rechercher des types de positions,

  • appuyer sur TAB pour ouvrir le panneau de recherche,

  • éditer la structure de position à rechercher. blunderDB va filtrer les positions ayant a minima la structure de pions saisie. Dans le doute, afin d’obtenir le maximum de résultats, effacer la position en appuyant sur la touche RETOUR ARRIERE. Editer si besoin la position du cube et le score.

Le panneau de recherche propose deux structures de pions, sélectionnables par les onglets Au moins et Sauf situés en haut du panneau :

  • Au moins (par défaut) : blunderDB filtre les positions ayant a minima la structure de pions saisie ;

  • Sauf : blunderDB exclut les positions contenant l’un des pions saisis. Le plateau est bordé de rouge lors de l’édition de cette structure. Une position est rejetée si elle contient au moins un des éléments dessinés (par exemple, dessiner un pion sur les points 1, 3 et 5 ne conserve que les positions n’ayant aucun pion sur ces points). Le nombre de pions par point n’est pas limité : indiquer 3 pions sur un point exclut les positions ayant 3 pions ou plus à cet endroit (utile pour rechercher une porte sans spare). Deux clics rapides sur un point le marquent comme devant être vide (cellule rouge hachurée, aucun pion quelle que soit la couleur) ; un simple clic sur ce point le débloque.

Lorsqu’un point appartient aux deux structures, le critère Sauf l’emporte s’il contredit le critère Au moins.

Méthode 1 (simple):

  • Ouvrir la fenêtre de recherche (CTRL-F)

  • Ajouter et paramétrer les filtres de recherche

  • Valider en cliquant sur Rechercher.

Méthode 2 (avancée):

  • ouvrir la ligne de commande en appuyant sur ESPACE,

  • écrire s, ajouter d’éventuels filtres supplémentaires (par exemple cube ou score pour prendre respectivement en compte le cube et le score. Voir Filtres de recherche pour une liste exhaustive des filtres disponibles).

  • valider la requête en appuyant sur ENTREE.

Les positions affichées sont celles de la base de données ayant vérifié les critères de recherche entrés par l’utilisateur.

Pour aller plus loin

Ce guide couvre les usages les plus courants. blunderDB propose plusieurs fonctionnalités supplémentaires, détaillées dans le manuel :

  • Répétition espacée (Anki) — le panneau Anki (CTRL-K) transforme une collection ou une recherche en paquet de cartes à réviser selon l’algorithme FSRS, avec un mode d’entraînement libre (cram) qui ne perturbe pas l’échéancier. Voir Panneau Anki.

  • Vues multiples — une barre d’onglets sous la barre d’outils permet de garder plusieurs espaces de travail indépendants ouverts en parallèle (par exemple une recherche et la navigation dans un match), chacun avec sa propre liste de positions et son propre contexte. Voir Onglets de vues.

  • Diffusion filigranée — un export peut être signé avec votre identité d’émetteur (filigrane infalsifiable indiquant l’origine du fichier) et protégé par mot de passe pour son transport. Voir Diffuser une base : origine et mot de passe.

  • Visites guidées et base de démonstration — la commande tour (alias tutorial) ouvre un catalogue de visites guidées de l’interface, et la commande demo charge une base d’exemple pour découvrir l’outil sans base de données personnelle. Voir Visites guidées et base d’exemple.

  • Charger les pires erreurs — la commande bl (ou blunders) charge directement les pires erreurs (équité ou MWC) dans la vue d’analyse, selon le filtre courant du panneau Stats, sans passer par une recherche manuelle. Voir Panneau Stats.